OQ veut élargir son terrain de jeu énergétique : au pétrole et au gaz s’ajoutent la transformation locale des hydrocarbures, le gaz naturel liquéfié et les énergies propres. En Angola, deux accords signés en septembre 2026 ouvrent la voie à l’étude de nouvelles possibilités d’investissement, avec une diversification énergétique qui vise aussi les renouvelables.
OQ en Angola : du pétrole à la transformation locale des hydrocarbures
Le groupe public d’Oman a signé le 18 septembre deux mémorandums d’entente, l’un avec Sonangol, la compagnie pétrolière publique angolaise, l’autre avec le ministère de l’Énergie. Les discussions portent sur des activités allant de l’exploration et de la production de pétrole et de gaz à leur transformation sur place.
Pour l’Angola, traiter davantage les ressources dans le pays peut favoriser la création de valeur locale et soutenir les compétences industrielles. Pour OQ, ce partenariat élargit les perspectives de son activité au-delà de la production classique : le groupe examine aussi des occasions dans les infrastructures et les énergies propres. Le montant des investissements éventuels et le calendrier des projets ne sont pas précisés à ce stade.

Une capacité renouvelable envisagée à l’échelle de 500 MW
Les éléments communiqués autour du rapprochement évoquent l’étude d’environ 500 MW de capacités renouvelables. Il s’agit d’une piste à évaluer, et non d’une capacité déjà construite ou raccordée. Le solaire et l’éolien pourraient compléter les activités liées aux hydrocarbures, tandis que les accords doivent encore déboucher sur des projets définis.
Cette démarche prolonge l’intérêt d’OQ pour les énergies renouvelables hors de son marché domestique. Son développement s’inscrit dans un mouvement plus large d’investissements énergétiques en Afrique, où la demande croissante d’électricité appelle à la fois de nouvelles capacités et des réseaux capables de les acheminer.
Le rapprochement entre hydrocarbures et renouvelables n’est pas inédit : les projets associant OQ Alternative Energy et TotalEnergies illustrent aussi cette recherche de relais de croissance dans le solaire et l’éolien.
Énergies propres : remplacer les combustibles fossiles sans déplacer le problème
Le solaire photovoltaïque transforme directement la lumière en électricité, tandis que les panneaux thermiques fournissent de la chaleur pour l’eau ou certains procédés. L’éolien convertit le mouvement de l’air en courant ; l’hydraulique exploite l’écoulement de l’eau, et la géothermie puise la chaleur du sous-sol. Selon les territoires, la biomasse peut aussi produire chaleur, électricité ou biogaz, à condition que ses ressources soient gérées durablement.
Ces technologies peuvent réduire le recours au pétrole et au gaz pour produire de l’électricité, mais aussi remplacer des combustibles dans certains usages directs : eau chaude solaire, chaleur géothermique ou biogaz pour des équipements adaptés. Elles n’effacent pas tous les besoins fossiles d’un coup. Leur efficacité dépend du stockage, de la disponibilité des ressources, des réseaux et de la capacité à adapter les usages.

Stockage, réseaux et efficacité : les technologies qui rendent le mix plus fiable
Les batteries stockent une partie de l’électricité solaire ou éolienne afin de la restituer quand la production baisse. Les stations de pompage hydraulique peuvent également déplacer l’énergie dans le temps, tandis que les réseaux intelligents équilibrent la production et la demande. Pour les sites industriels isolés, associer panneaux, batteries et générateurs d’appoint peut réduire la consommation de carburant sans dépendre d’une seule source.
Réduire la dépendance à l’électricité ne signifie pas renoncer à tout équipement électrique. Cela consiste plutôt à éviter les besoins inutiles et à produire localement une partie de l’énergie consommée : isolation des bâtiments, moteurs performants, chauffe-eau solaire ou autoconsommation photovoltaïque. Une installation solaire domestique bien dimensionnée, comme le montre ce guide sur l’énergie solaire à la maison, peut alléger les achats au réseau, surtout lorsqu’elle s’accompagne d’une gestion attentive des appareils.
Le bénéfice économique vient de dépenses de combustible potentiellement plus faibles et de coûts d’exploitation prévisibles une fois les équipements installés. Côté environnement, les renouvelables émettent peu de gaz à effet de serre pendant leur fonctionnement, même si la fabrication, le transport et le recyclage des équipements doivent aussi être pris en compte. L’économie d’énergie reste donc le premier kilowattheure à produire.
GNL et transition énergétique : un relais, pas une énergie propre
Le gaz naturel liquéfié (GNL) est du gaz refroidi afin de faciliter son transport par navire. Il peut alimenter des centrales électriques ou des activités industrielles et émettre moins de CO₂ à la combustion que le charbon, mais il reste une énergie fossile. Les fuites de méthane lors de l’extraction et du transport peuvent aussi peser lourd dans son bilan climatique.
Pour OQ, le GNL peut s’inscrire dans un portefeuille diversifié aux côtés du pétrole, du gaz et des énergies propres. La transition énergétique dépendra toutefois de la place accordée aux renouvelables, de la maîtrise des émissions sur toute la chaîne gazière et de l’efficacité des usages. Le cap le plus robuste associe donc approvisionnement fiable, sobriété et montée en puissance des sources bas-carbone.
Dans cette logique, les accords angolais dessinent une stratégie à plusieurs vitesses : valoriser les ressources existantes, étudier leur transformation locale et explorer des capacités renouvelables. Le défi sera de convertir ces pistes en projets concrets, sans confondre diversification des activités et baisse automatique de la dépendance aux énergies fossiles.
Passionné d’autonomie énergétique, j’ai 43 ans et je mets mes connaissances au service de ceux qui souhaitent vivre de manière plus indépendante et durable. Mon objectif est de partager des conseils, des ressources et des innovations pour favoriser une transition énergétique responsable.


